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Foncier d’activité : la métropole de Montpellier va miser sur le réinvestissement

30 Octobre 2020

Nombre d’acteurs économiques de la métropole de Montpellier relèvent un manque crucial de foncier d’activité et d’offre tertiaire. Un handicap, pour attirer des entreprises, ou accompagner des projets d’entreprises déjà installées ici, et en croissance. Le nouveau maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole, Michaël Delafosse, ne lancera pas d’aménagement de nouvelles zones d’activités. Priorité est donnée au réinvestissement de zones déjà aménagées. « Nous aurons une démarche de réinvestissement de l’ensemble des zones, en densifiant et en optimisant les espaces », confirme Hind Emad. Comme en atteste l’abandon du projet commercial et de loisirs porté par l’opérateur Frey à Pérols. Une promesse de campagne que Delafosse compte tenir. Pour accompagner les acteurs économiques, ceux du territoire et ceux qui veulent s’implanter dans la métropole, l’actuel schéma d’accueil des entreprises (SAE) sera adapté « et son nom va changer », précise-t-elle. Les entreprises seront questionnées sur leurs besoins, ainsi que les brokers sur leur analyse du marché, « pour proposer à nouveau de l’offre ».
Une coopération plus étroite avec les agglomérations voisines va être développée, notamment à travers la future agence de développement économique, présidée par l’ex-candidat LR/UDI aux municipales, Alex Larue. L’idée est d’utiliser du foncier disponible, dans des agglomérations proches de Montpellier, pour y implanter des entreprises voulant initialement s’implanter dans l’aire métropolitaine, mais s’étant heurtées à des difficultés foncières. « Dans ces cas-là, des contreparties seront fixées entre l’agglomération concernée et Montpellier Méditerranée Métropole », indique Hind Emad.

Cambacérès, Med Vallée : les principales zones fléchées

À l’échelle de la métropole, quelques zones d’activité sont d’ores et déjà fléchées économique dans les six prochaines années : « Cambacérès (gare TGV Montpellier Sud de France) au sud, Med Vallée (santé de demain et pathologies émergeantes) au nord, Restinclières à l’est, et enfin, la zone de la Lauze, à l’ouest, à Saint-Jean-de-Védas », indique Hind Emad. En hypercentre de Montpellier, le secteur Pagézy devrait être requalifié pour y développer une offre tertiaire neuve, qui fait défaut en ville, à l’exception des programmes en cours au Nouveau Saint-Roch. Dans cette zone Pagézy, l’ancien hôtel de ville, qui abrite aujourd’hui des start-up de la French Tech Méditerranée, devrait être démoli.
L’élue entend présenter une feuille de route précise « début 2021 ». Celle-ci devrait pousser les feux dans différents secteurs jugés porteurs : « gestion des risques, mobilité, énergie, santé, habitat de demain ou culture », détaille Hind Emad, elle-même dirigeante d’entreprise (Faciligo, application facilitant les déplacements des personnes handicapées, dépendantes et/ou âgées).