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Montpellier : les enjeux économiques du prochain mandat

23 Mars 2020

Montpellier : les enjeux economiques du prochain m...

Le 2e tour de l’élection municipale de Montpellier verra s’affronter, a priori le 21 juin, trois candidats : Mohed Altrad (SE), Michaël Delafosse (PS) et le maire sortant, Philippe Saurel (DVG), arrivé en tête au premier tour mais talonné par M.Delafosse. Le développement économique, certes du ressort de la métropole et non de la Ville, n’a pas été, loin s’en faut, au cœur des débats. En matière de mobilité, M.Delafosse promet la gratuité des transports en commun, P.Saurel des bus à hydrogène. Mais, au final, quelle stratégie de desserte pour les zones d’activités, et notamment le Millénaire, où travaillent chaque jour des milliers de salariés ? Cette zone n’est quasiment accessible qu’en voiture.
 

Aucune solution concrète d’interconnexion, en amont des échangeurs de l’A709 par exemple, n’a par exemple été présentée. Des exemples existent pourtant ailleurs, comme en Essonne, à Briis-sous-Forge. D’après le think tank La Fabrique de la Cité (Vinci), c’est pourtant dans la mise en place d’interconnexions « pratiques, fluides et fiables » que l’autosolisme diminuera, et que les villes seront décongestionnées.


Autre lacune identifiée par un observateur local : « quelle sera la stratégie d’attractivité économique de la métropole ? » Face à la capitale toulousaine et sa locomotive Airbus, Montpellier, ex-capitale régionale, doit définir un axe clair pour faire venir de nouvelles entreprises. Une stratégie d’attractivité n’est pas clairement apparue pendant la campagne chez les candidats, mis à part le projet de Med Vallée de M.Delafosse.

En cas de victoire, l’élu socialiste projette la création d’un pôle santé-alimentation-environnement, sur le modèle de Sofia-Antipolis (06), au nord de la ville. « Il faut équilibrer le développement de Montpellier, qui penche trop au sud », souligne-t-il. L’entrepreneur franco-syrien Mohed Altrad, dont le groupe pèse 42.000 salariés dans le monde, garantit de son côté la création de 25.000 emplois privés sur le mandat, et la création d’une agence de développement économique à l’échelle de la métropole. Philippe Saurel entend, lui, booster les relations économiques avec les agglomérations voisines pour répondre à la pénurie de foncier d’activité. Pénurie qui agit comme une barrière aux projets d’implantations exogènes. A ce sujet, le retard pris par la Zac Cambacérès (gare TGV), limitée par le prochain Plan d’exposition au bruit de l’aéroport de Montpellier, est un mauvais signal envoyé aux investisseurs nationaux.

Autre inconnue, la localisation du futur stade de football Louis-Nicollin. Les trois candidats ‘finalistes’ souhaitent sa réalisation, avec un financement assuré par un consortium privé, mais avec des nuances sur la localisation : Cambacérès (Saurel), à définir avec la famille Nicollin (Altrad) ou à la place du projet commercial Ode à la Mer, à Pérols (Delafosse). « Il y a sur ce secteur deux stations de tramway, et les parkings des hypermarchés Carrefour Lattes et Auchan Pérols pourraient être utilisés les soirs de match », indique ce dernier. Il devra composer sur ce point, en vue du 2e tour, avec les écologistes Coralie Mantion et Clothilde Ollier, dont les listes ne sont pas qualifiées pour le 2e tour. Toutes deux sont prêtes à le rallier, mais restent opposées à la construction d’un nouveau stade.